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Avec mon épouse Marie-Anne, nous avons entrepris, il y a quelques années, la tâche ardue de constituer notre arbre généalogique. Nos origines géographiques variées, dont la rencontre et le croisement reflètent 200 ans d’industrialisation, d’expansion coloniale et d’extension urbaine de la France, nous obligèrent à consulter les registres paroissiaux et d’état civil détenus par les archives départementales du Puy de Dôme, de l’Allier, de la Haute Loire, de la Lozère, de la Creuse, de la Charente maritime, de la Vendée, des Deux-Sèvres, du Cher, du Val d’Oise, de Paris, de la Moselle, des Bas et Haut Rhin et d’Outre-Mer. Cette dilatation spatiale, augmentée à chaque approfondissement générationnel de notre exploration historique, aurait nécessité une vie entière de studieuses villégiatures dans les villes des dépôts départementaux ou l’emploi d’une armée de mercenaires généalogistes, si elle avait dû consister dans la compulsion physique de chaque acte. L’heureuse idée de la plupart des collectivités territoriales de proposer la lecture en ligne de ces nombreux documents généalogiques a permis un appréciable gain de temps.

 

Mais ce dernier n’exclut cependant pas la difficulté du laborieux déchiffrement  des registres, dont le dépouillement presque intégral est souvent rendu nécessaire par la remontée dans la lignée et la vérification d’absence de confusion entre les membres homonymes du tronc et des branches collatérales. Ce travail de Bénédictin, qui sert autant d’introduction à l’art de la paléographie qu’il requiert une vue d’aigle, est de nature à rebuter ceux qui ne posséderaient pas la patience d’user leurs yeux sur les vestiges calligraphiques de nos devanciers.

 

C’est afin d’éviter que ne s’accumulent inutilement les efforts individuels de déchiffrement des mêmes actes qu’est née l’idée de relevé systématique et d’indexation du contenu des différents registres. Ce travail collaboratif, véritable levier pour la recherche généalogique et auquel contribue spontanément toute personne qui, à notre instar pour la famille CHIAVERINI-RODDIER, publie son arbre généalogique sur un site internet, est renforcé dans certaines régions par le renseignement actif de logiciels dédiés.

 

L’inespérée mise en ligne des archives d’état civil par le Département de la Corse du Sud, à la fin du mois d’avril 2015, qui nous a permis de vérifier des données issues de la tradition familiale de ma branche paternelle et de remonter dans les ascendances originaires de Mela, de Levie ou d’Alata, nous invite désormais à ce travail de collecte et de partage des données.

 

Le Département de la Corse du Sud n’ayant pas organisé d’indexation participative de ses registres, j’ai décidé, avec l’aide de mon épouse, de suppléer à ce manque, en créant ce modeste site. L’ampleur de la tâche, alliée à l’attachement sentimental qui me lie au village où j’ai joué enfant et dont j’ai rédigé l’essentiel de la fiche de présentation Wikipédia au printemps 2013, m’a incité à circonscrire le champ de ces travaux à la seule commune de Mela-di-Tallano, pour laquelle les différentes rubriques de ce site vous livreront des informations qui, je l’espère, vous seront utiles dans la recherche de vos ancêtres ou la découverte de l’Histoire de ce lieu.

 

Les différents relevés que nous vous proposons forment un outil de recherche et se constituent de l’indexation des données brutes qui peuvent être extraites des différents documents auxquels ils se rapportent. Les éventuelles erreurs, tant de patronymes que d’âges, sont la reproduction de celles contenues dans les actes, qu’il n’a pas été jugé opportun de corriger, afin d’éviter toute interprétation potentiellement fautive. Ceux qui souhaiteront bénéficier des tentatives d’exégèse que le caractère parfois lapidaire ou erroné de certains documents nous a obligés à effectuer pourront lire plusieurs notes explicatives sur nos arbres en ligne sur Geneanet et Genealogie.com.

Il a cependant été considéré comme souhaitable, pour les actes écrits en latin, d’essayer de transcrire leurs informations nominatives, pour une période commençant au Second Empire où la langue de Molière avait depuis longtemps remplacé celle de Cicéron, dans l’orthographe française.

Ces relevés restant perfectibles, nous invitons chaque personne qui posséderait des pièces ou disposerait d’informations complémentaires à nous en faire part, par le biais de l’adresse de contact de ce site, afin de parvenir, dans le futur, à la présentation d’éléments parfaitement exhaustifs.

 

Enfin, il nous reste à préciser que la contradiction entre normes réglementaires sur la consultation et l’indexation des registres, nous a contraints à restreindre le champ temporel de ces relevés, en retenant la limite la plus contraignante. Car, dans le maquis vaporeux du droit de la Ve République finissante, si l’article L213-2 du Code du patrimoine dispose un délai de 75 ans pour la consultation des registres de naissance et de mariage de l’état civil et de 25 ans pour ceux de décès, à compter de leur clôture, la CNIL, dans sa délibération n° 2012-113 du 12 avril 2012, s’est crue autorisée à opérer une distinction entre lecture physique et recherche électronique des registres, en proclamant que l’indexation n’est possible que dans un délai postérieur à la clôture du registre de 120 ans pour les actes de naissance, de 100 ans pour les actes de mariage et de 75 ans pour les actes de décès. De la sorte, en cette année 2017, troisième d’existence de ce site fondé en 2015, les indexations ne pourront dépasser,  au mieux et dans la limite des collections disponibles, l'année 1896 pour celles relatives aux naissances, l'année 1916 pour celles relatives aux mariages et l'année 1941 pour celles relatives aux décès.

 

Damien CHIAVERINI

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